{"id":700,"date":"2017-02-27T08:00:16","date_gmt":"2017-02-27T06:00:16","guid":{"rendered":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/?p=700"},"modified":"2017-02-27T09:09:50","modified_gmt":"2017-02-27T08:09:50","slug":"cfp-lecrivain-traducteur","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/cfp-lecrivain-traducteur\/","title":{"rendered":"CfP: L\u2019\u00e9crivain-traducteur"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: center;\">CfP: Colloque international<br \/>\nL\u2019\u00e9crivain-traducteur. <em>Ethos<\/em> et style d\u2019un co-auteur<\/h3>\n<p style=\"text-align: center;\">Grenoble (<a href=\"http:\/\/traverses19-21.u-grenoble3.fr\/spip.php?article57\" target=\"_blank\">Universit\u00e9 Stendhal Grenoble 3<\/a>), les 9 et 10 novembre 2017 et Paris (<a href=\"https:\/\/univ-paris3.academia.edu\/AlineMarchand\" target=\"_blank\">Universit\u00e9 Paris III Sorbonne Nouvelle<\/a>), les 18 et 19 janvier 2018<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Appel \u00e0 communications<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les th\u00e9ories de la traduction, depuis les ann\u00e9es 1980, donnent au traducteur un v\u00e9ritable r\u00f4le de cr\u00e9ateur. \u00ab\u00a0Traduire n\u2019est traduire que quand traduire est un laboratoire d\u2019\u00e9critures\u00bb, \u00e9crivait H. Meschonnic, s\u2019accordant sur ce point \u00e0 la th\u00e9orie interpr\u00e9tative, \u00e0 laquelle par ailleurs il s\u2019en prenait avec virulence. Celle-ci, fond\u00e9e sur le principe de la d\u00e9verbalisation, place au centre de l\u2019acte traductif la cr\u00e9ativit\u00e9 du traducteur, qui \u00ab\u00a0ne se pos[e] plus le probl\u00e8me de l\u2019intraduisibilit\u00e9 de tel ou tel po\u00e8me, mais seulement celle de savoir si sa propre cr\u00e9ativit\u00e9 langagi\u00e8re est suffisante pour lui permettre de produire un texte qui sera \u00e9quivalent \u00e0 l\u2019original dans toutes ses fonctions de d\u00e9signation et d\u2019\u00e9vocation\u00bb. Dans la pens\u00e9e traductologique moderne, le texte traduit doit avoir la m\u00eame valeur litt\u00e9raire que le texte source, \u00eatre autonome dans la langue d\u2019arriv\u00e9e et viser une \u00e9quivalence d\u2019effet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le texte traduit est pourtant encore tr\u00e8s largement marginalis\u00e9 dans les \u00e9tudes litt\u00e9raires, m\u00eame lorsque son traducteur est un auteur reconnu dans le champ et l\u2019histoire litt\u00e9raires. Elles l\u2019envisagent non comme un objet autonome, mais comme <em>medium<\/em> dans le processus de communication entre un auteur et un lecteur. Les approches comparatistes lui font certes une place plus importante, mais, l\u00e0 aussi, l\u2019analyse privil\u00e9gie l\u2019acc\u00e8s au texte source. La posture critique dominante consiste \u00e0 \u00e9valuer, en termes de r\u00e9ussite ou d\u2019\u00e9chec, de fid\u00e9lit\u00e9 ou de trahison, le passage d\u2019une langue \u00e0 l\u2019autre, et non \u00e0 aborder le produit de la traduction dans son autonomie par rapport au texte source.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au c\u0153ur de cette d\u00e9fiance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9gard du texte traduit \u2013 alors m\u00eame que la France est, avec l\u2019Allemagne, l\u2019un des deux pays \u00e0 traduire le plus de litt\u00e9rature \u00e9trang\u00e8re\u2013 se trouve la question complexe du statut du traducteur et de son auctorialit\u00e9, avec des enjeux notamment l\u00e9gaux. M\u00eame si certains, tel Pierre Assouline, militent aujourd\u2019hui pour la reconnaissance statutaire du \u00ab\u00a0traducteur coauteur\u00bb, les textes de loi circonscrivent l\u2019auctorialit\u00e9 du traducteur dans des limites \u00e9troites, la bordant au prix de maints paradoxes. Dans le<em> Code des usages pour la traduction d\u2019une \u0153uvre de litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale<\/em>, par exemple, le traducteur est certes consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00ab\u00a0auteur\u00a0\u00bb, mais il doit respecter l\u2019auteur source, selon une relation asym\u00e9trique, parfaitement (chrono)logique, ainsi que les attentes de l\u2019\u00e9diteur, qui est, contractuellement, \u00ab\u00a0\u00e0 l\u2019initiative de la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb. Le processus de traduction doit n\u00e9gocier entre r\u00e9ception et gen\u00e8se, entre les attentes du lecteur (id\u00e9al ou r\u00e9el, dont l\u2019\u00e9diteur peut pr\u00e9ciser le profil en raison d\u2019une collection par exemple) et de l\u2019auteur (id\u00e9al ou r\u00e9el \u00e9galement, mus\u00e9ifi\u00e9 ou impliqu\u00e9 dans le processus de traduction). Ces deux horizons (au sens o\u00f9 ils sont structurants mais ouverts) peuvent placer le traducteur dans une position contradictoire lorsque les intentions auctoriales divergent avec les attentes suppos\u00e9es du lectorat. La responsabilit\u00e9 de l\u2019auteur d\u2019une traduction para\u00eet donc doublement born\u00e9e et assujettie \u00e0 l\u2019arbitrage de l\u2019\u00e9diteur en cas de litige\u00a0: d\u2019une part, le traducteur doit s\u2019adapter \u00e0 un horizon de lecture en respectant des crit\u00e8res stylistiques, formels et culturels\u00a0; d\u2019autre part, il doit viser \u00e0 rebours ce que l\u2019on pourrait nommer un horizon d\u2019\u00e9criture pour \u00e9viter (ou <em>a contrario<\/em> d\u00e9clencher) un conflit avec l\u2019auteur source ou son repr\u00e9sentant. Le traducteur est ainsi un acteur du champ litt\u00e9raire qui cristallise au plus haut point les permanentes n\u00e9gociations autour de l\u2019auctorialit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre\u00a0: les questions de responsabilit\u00e9 l\u00e9gale, de signature (avec divers lieux et maintes modalit\u00e9s\u00a0\u2013 individuelle, collective, g\u00e9n\u00e9rique) ou de libert\u00e9 cr\u00e9ative.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Floue d\u2019un point de vue l\u00e9gal, l\u2019auctorialit\u00e9 du traducteur est \u00e9galement contradictoire dans la pr\u00e9sentation que se construit un auteur de traduction, aussi bien dans son texte que dans son entour. Dans les marges du texte comme dans les marqueurs stylistiques (allographes ou autographes), le traducteur construit en effet un <em>ethos<\/em>\u2013 d\u2019\u00e9rudit et d\u2019expert ou au contraire de n\u00e9ophyte voire d\u2019incomp\u00e9tent, de franc-tireur, pour ne citer que quelques unes des positions arch\u00e9typiques possibles. Le rapport \u00e0 la signature (effac\u00e9e, autonome, ou double voire collective) est \u00e0 ce titre \u00e9clairant, l\u2019auteur de la traduction assumant la paternit\u00e9 du texte \u00e0 divers degr\u00e9s, quitte \u00e0 en \u00e9clipser l\u2019auteur originel. Aussi deux postures sont-elles concomitantes et divergentes\u00a0: le traducteur en relation co-auctoriale (le dialogue s\u2019inscrivant dans le retour sur un texte-r\u00e9f\u00e9rence) et l\u2019auteur \u00e9crivant aussi en son nom propre (l\u2019\u00e9criture se projetant dans l\u2019avenir du texte publi\u00e9 et sign\u00e9). L\u2019auctorialit\u00e9 partag\u00e9e, propre \u00e0 toute traduction, implique donc une conciliation entre l\u2019image du fid\u00e8le lettr\u00e9 et de l\u2019\u00e9crivain, qui devient paroxystique lors de la collaboration entre deux auteurs qui finissent par signer tous deux un nouveau texte, original sans \u00eatre originel, \u00e0 l\u2019instar de <em>Cendres<\/em> sign\u00e9 par le duo Beckett-Pinget. Parall\u00e8lement, le traducteur doit n\u00e9gocier entre son <em>ethos<\/em> et celui de l\u2019auteur-source\u00a0dont il peut modifier la repr\u00e9sentation aupr\u00e8s du lectorat. Le texte traduit porte ainsi les traces de ce que R. Amossy appelle un \u00ab\u00a0retravail de l\u2019<em>ethos<\/em> pr\u00e9alable\u00a0\u00bb aussi bien du traducteur (s\u2019il est connu) que de l\u2019\u00e9crivain traduit, autrement dit la traduction op\u00e8re une transformation de l\u2019image que le public se fait d\u00e9j\u00e0 des deux \u00e9crivains, \u00e0 partir de leur r\u00e9putation ou de leur statut. La sp\u00e9cificit\u00e9 du texte traduit r\u00e9side dans ce double \u00ab\u00a0retravail de l\u2019<em>ethos<\/em> pr\u00e9alable\u00a0\u00bb, ce que l\u2019analyse du discours entend comme \u00ab\u00a0la reprise et la r\u00e9\u00e9laboration de positions existantes\u00a0\u00bb pour \u00ab\u00a0moduler, voire remodeler son image\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le prolongement du texte traduit, la question d\u2019une bipolarit\u00e9 <em>ethique<\/em> et stylistique peut se rejouer au niveau de l\u2019esth\u00e9tique d\u2019une \u0153uvre, par la pratique de la r\u00e9f\u00e9rence complice ou, au contraire, distinctive. Ainsi, Giono, qui finit de traduire <em>Moby Dick<\/em> en 1939, s\u2019inspire de cette premi\u00e8re version fran\u00e7aise du monument de Melville dans un roman peu connu, <em>Pour saluer Melville<\/em>, o\u00f9 se construit un autoportrait oblique. Cet exemple de cr\u00e9ation illustre le paradoxe <em>ethique<\/em> de l\u2019\u00e9crivain-traducteur\u00a0: la fr\u00e9quentation intime d\u2019une \u0153uvre allographe sous-tend l\u2019\u0153uvre auctoriale, au point d\u2019en influencer le mat\u00e9riau th\u00e9matique, certains choix esth\u00e9tiques ou encore l\u2019image de soi\u00a0; en retour, le traducteur-\u00e9crivain s\u2019\u00e9mancipe de la fid\u00e9lit\u00e9 au texte originel de m\u00eame qu\u2019il s\u2019affranchit de l\u2019exactitude biographique pour s\u2019approprier une pr\u00e9sentation de l\u2019autre comme soi-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question de la construction de l\u2019<em>ethos<\/em> de l\u2019\u00e9crivain-traducteur am\u00e8ne \u00e9galement \u00e0 revaloriser et \u00e0 interroger le r\u00f4le de celui-ci au sein de l\u2019histoire litt\u00e9raire, qu\u2019il d\u00e9membre et recompose, ou encore celui du texte traduit comme creuset d\u2019exp\u00e9rimentations stylistiques. Le traducteur peut tisser des filiations ou des anti-mod\u00e8les, op\u00e9rer un basculement contre-historique sur l\u2019originalit\u00e9 esth\u00e9tique d\u2019un texte, d\u2019abord connu au prisme stylistique de son traducteur. De m\u00eame, les mouvements litt\u00e9raires pourraient \u00eatre revus \u00e0 travers la g\u00e9n\u00e9alogie de secondes mains\u00a0: les innombrables traductions de Virgile, par exemple, deviennent elles-m\u00eames palimpsestes et lieu de positionnement entre leurs auteurs, depuis Cl\u00e9ment Marot \u00e0 Marcel Pagnol en passant par Victor Hugo, Paul Val\u00e9ry ou encore Andr\u00e9 Ch\u00e9nier pratiquant la r\u00e9\u00e9criture des <em>Bucoliques<\/em>. La petite main du traducteur est celle de l\u2019\u00e9crivain se faisant la main\u00a0: semblable au pastiche qu\u2019a pu pratiquer Proust pour s\u2019\u00e9manciper du style flaubertien, la traduction en tant qu\u2019\u00e9criture \u00e0 contraintes peut alors s\u2019apparenter \u00e0 une ma\u00efeutique stylistique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce colloque propose ainsi d\u2019\u00e9tudier les \u00e9crivains-traducteurs du XXe si\u00e8cle \u00e0 aujourd\u2019hui pour r\u00e9fl\u00e9chir sur une pr\u00e9sentation de soi contradictoire, au travers notamment de ses marqueurs stylistiques, en mesurer les incidences sur les \u00e9crits post\u00e9rieurs aux traductions, et revisiter l\u2019histoire litt\u00e9raire en reconstituant la cartographie souterraine de signatures qui migrent de la marge (mention du traducteur) au centre (sceau de l\u2019auteur). D\u00e8s lors, c\u2019est la notion de responsabilit\u00e9 auctoriale qui se trouve interrog\u00e9e dans ses dimensions \u00e9nonciatives, stylistiques, pragmatiques, esth\u00e9tiques, sociopo\u00e9tiques et historiques. Les communications privil\u00e9gieront l\u2019\u00e9tude d\u2019\u00e9crivains-traducteurs de langue fran\u00e7aise (premi\u00e8re ou seconde), pour appr\u00e9hender la posture ambivalente d\u2019un lettr\u00e9 par ailleurs auteur d\u2019une \u0153uvre autonome. D\u00e9bordant le champ de la traductologie, les approches po\u00e9tiques, g\u00e9n\u00e9tiques, stylistiques, juridiques, historiques et sociologiques sur des \u00e9tudes de cas seront les bienvenues. \u00c0 titre indicatif, nombre d\u2019\u00e9crivains des XXe et XXIe si\u00e8cles ont traduit un pair\u00a0: Arthur Adamov, Louis Aragon, Samuel Beckett, Messaoud Benyoucef, Fran\u00e7ois Bon, Yves Bonnefoy, Rachid Boudjedra, Fr\u00e9d\u00e9ric Boyer, H\u00e9l\u00e8ne Cixous, Marie Darrieussecq, Ren\u00e9 Depestre, Virginie Despentes, Mathias Enard, Raymond Federman, Yves Gauthier, Andr\u00e9 Gide, Jean Giono, Julien Green, Armel Guerne, Eug\u00e8ne Guillevic, Nancy Huston, Philippe Jaccottet, Jean-Marie Laclavetine, Valery Larbaud, G\u00e9rard Mac\u00e9, Andr\u00e9 Markowicz, Jean-Yves Masson, Brice Matthieussent, Emmanuel Moses, Vladimir Nabokov, Marcel Pagnol, Robert Pinget, Ad\u00e9la\u00efde Pralon, Marcel Proust, Sylvain Prudhomme, Armand Robin, Jacques Roubaud, Martin Rueff, Dani\u00e8le Sallenave, Tiphaine Samoyault, Henri Thomas, Alexandre Vialatte, Michel Vinaver, Antoine Volodine, Kateb Yacine, Marguerite Yourcenar, etc.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Contacts et date butoir<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les propositions d\u2019intervention devront \u00eatre envoy\u00e9es \u00e0 <strong>Aline Marchand<\/strong> (<a href=\"mailto:aline.marchand@sorbonne-nouvelle.fr\" target=\"_blank\">aline.marchand@sorbonne-nouvelle.fr<\/a>) et <strong>Pascale Roux<\/strong> (<a href=\"mailto:pascale.roux@univ-grenoble-alpes.fr\" target=\"_blank\">pascale.roux@univ-grenoble-alpes.fr<\/a>) <strong>avant le 30 avril 2017<\/strong>. Un r\u00e9sum\u00e9 de 500 mots (notes de bas de pages non incluses) sera accompagn\u00e9 d\u2019une notice bio-bibliographique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-content\/uploads\/2017\/02\/appel_colloque_ethos_de_lecrivain-traducteur.pdf\">Descargar el PDF del Appel \u00e0 communications<\/a><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>CfP: Colloque international L\u2019\u00e9crivain-traducteur. Ethos et style d\u2019un co-auteur Grenoble (Universit\u00e9 Stendhal Grenoble 3), les 9 et 10 novembre 2017 et Paris (Universit\u00e9 Paris III Sorbonne<span class=\"excerpt-hellip\"> [\u2026]<\/span><\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":701,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[23],"tags":[26,6],"class_list":["post-700","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog","tag-congreso","tag-featured"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/700","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=700"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/700\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":935,"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/700\/revisions\/935"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/media\/701"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=700"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=700"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/paratraduccion.com\/doctorado\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=700"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}